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La langue des signes française



 
 
La langue des signes française
 
 

Jeudi 15 mars, Mme COUCHER, maman d’un enfant sourd, âgé aujourd’hui de 14 ans, est venue nous présenter la langue des signes française (LSF). Elle est bénévole à l’association l’ADAPEDA (Association Départementale des Amis et Parents d’Enfants Déficients Auditifs) créée en 1992.

La LSF est la langue des signes utilisée par les sourds de France et par une partie des sourds de Suisse. C’est une langue à part entière. Quand on signe, on ne parle pas.

C’est en 1760 qu’un abbé, entendant, s’intéresse aux modes de communication « des sourds-muets », en observant des jumelles sourdes communiquer entre elles par gestes. Il apprend lui-même cette langue, et organise un enseignement de façon collective. En 1880, au congrès de Milan, les oralistes, personnes qui enseignent la langue orale (parlée) à des sourds, décrètent l’abandon de la LSF. Trois raisons invoquées :

  • La LSF n’est pas une vraie langue.
  • La parole aurait été donnée par Dieu comme moyen de communication.
  • Les signes empêcheraient les sourds de bien respirer, ce qui favoriserait la tuberculose.

Cette interdiction dure près de près de 100 ans. Malgré cela, la LSF ne disparait pas, mais se transmet de génération en génération. Elle n’est autorisée, à l’école, qu’à partir de 1991, et il faut attendre 2005, pour qu’une loi reconnaisse en France le statut de « langue »

En France, chaque année, un enfant sur 1000, nait sourd et dans 80% des cas, pour des raisons génétiques. Si la perte auditive est légère et ne touche qu’une oreille, un appareil d’amplification du son est suffisant. Pour les enfants atteints de surdité profonde des deux oreilles, il faudra un implant cochléaire.

Il existe dans la langue des signes française un code : le code LPC (Langue Parlée Complétée). Celui-ci repose sur un code manuel visuel. Son but est de favoriser la compréhension de la parole en associant à celle-ci des mouvements de mains. L’apprentissage des principes généraux du code est plus facile.

La perte d’audition avec l’âge est un phénomène normal et peut conduire, peu à peu à l’isolement si rien n’est fait. Le problème de la surdité, il ne se voit pas.

Aujourd’hui, les appareils auditifs sont performants et discrets, mais le reste à charge est élevé. Pour les enfants, ils sont intégralement remboursés.

Chez la personne âgée, il faut articuler, ne pas crier, parler lentement utiliser la lecture labiale pour mieux communiquer, et des signes si besoin.

Christelle - Stagiaire en formation d'Auxiliaire de Gérontologie